Alors tout d'abord chères lectrices et chers lecteurs, je voudrais vous souhaiter une bonne et heureuse année.
Je ne me connecte plus souvent à mon blog. Mais quelle ne fut ma surprise de constater que vous étiez très nombreux encore à me lire. J'en croyais à peine mes yeux lorsque j'ai regardé dans mes statistiques le nombre de personnes continuant à lire mon blog. Je pensais que plus personne ne passerait. Et bien je me trompais et cela m'a fait plaisir de constater que beaucoup d'entre-vous ne m'oubliaient pas.
Cette année est un peu exceptionnelle parce que le chiffre fini par « cinq ». J'ai commencé ce blog en 2005 et nous sommes déjà en 2015. Oui, déjà...
Alors qu'en est-il pour moi ?
C'est le temps de faire le bilan peut-être ? Et bien, ce bilan, je ne pense pas que je le ferai totalement avec vous. Je ne parlerai que ce dont j'aurai envi.
Mais, oui, je peux dire que depuis 2008 beaucoup de belles choses (et de moins belles) sont arrivées.
En 2008, vous passiez le nombre de 1000 par mois et pour moi, cela faisait beaucoup. Je n'étais pas à la fin de mes surprises. En quelques mois, vous vous êtes multipliés. Inutiles de donner des chiffres. Je n'aime pas ça. Vous n'êtes et n'avez jamais été des chiffres pour moi. Vous êtes des gens, des humains. Pas question de mettre des compteurs. Je sais que quelqu'un passe me lire. Je n'écris plus en vain. Je n'écris plus seul devant un écran ou sur un cahier de papier. J'ai un public. Et même lorsqu'une certaine personne a voulu me faire croire qu'elle était la seule à passer me lire, vous avez été quelques uns(es) à vous manifester alors. Oui, je suis lu. Je ne suis pas le plus lu de canalblog ni du web. Mais j'ai un public. Un public qui m'apprécie. Ce public, c'est vous. Vous qui passez aujourd'hui me lire.
C'est ce qui compte pour moi. Alors 10 ou 1000, l'important n'est pas le chiffre mais la personne qui prend le temps de s'arrêter sur mon petit blog.
Mais ne vous y trompez pas, les gens. Cela me fait bien plaisir de voir le nombre qui s'affiche. Je sais bien que ce sont mes anciens textes, à l'époque où j'avais encore un peu d'espoir, que vous passez lire. Comme ils étaient drôle alors. Oui, mes z'aventures furent mon succès. Et vos passages, toujours silencieux, m'ont pourtant fait beaucoup de bien. Parfois, il est inutile de se manifester. Pour dire quoi ? Nous ne sommes pas obligé de laisser un commentaire pour dire qu'un texte nous plaît ou pour dire qu'il nous déplaît.
J'ai passé des années difficiles. Mais je dois reconnaître que ce blog m'a vraiment aider à prendre conscience que je n'étais peut-être pas un mauvais écrivain. Pas un écrivain à talent. Non. Juste un écrivain. Et j'ai appris à écrire. J'ai ma plume. Ma façon de m'exprimer. Je n'ai pas écrit pour le plaisir d'écrire pourtant. Non. J'ai dénoncé des choses dont certains d'entre-vous n'avaient jamais entendu parler. Je n'étais pas prophète. J'étais juste observateur. La misère n'est pas belle. Elle se raconte mal. Je n'ai donc pas eu et n'ai pas encore la prétention de faire de la prose en la décrivant dans mes textes.
J'ignorais que j'en ferais partie moi-même. Qu'elle m'attraperait au vol pour m'emporter parmi les plus démunis. Bien sûr, j'ai un ordinateur. Mais c'était l'époque où je n'étais pas encore pauvre.
L'ordinateur en question, mon petit Didi comme je l'appelle, vieilli. Il aura 10 ans en juin. Bien avant que je fasse ce blog. Alors je n'attend plus trop de lui. Il tient le choc. C'est un dur mon Didi. Mais je ne peux pas lui en demander plus.
Il m'a tant apporté. Lorsque qu'il tombera en panne, je ne serai plus rien. Je suis seul et sans lui plus rien n'aura d'importance. Il est mon oxygène. Ma raison de vivre.
Cette année sera la dernière aussi de ce blog. L'homme qui n'a pas d'étoile va fermer ses portes. Mais le blog restera publier. J'en décide ainsi afin de laisser une trace dans l'éternelle. Oui, je suis prétentieux. Mais c'est comme ça.
Je n'attends rien et j'attends tout de cette nouvelle année. J'espère le meilleur sans trop y croire. 

À bientôt pour quelques derniers textes.
Merci les gens. Je vous aime.