Lorsque j'ai écrit ce blog, j'ai abordé différents sujets et problèmes de notre vie contemporaine. J'ai écrit aussi, ou plutôt surtout, de la pauvreté et du chômage. 
J'ai presque été un pionnier à cette époque. Et certaines personnes ont commencés à passer sur mon blog pour en connaître un peu plus. Surtout qu'à cette époque, l'opposition de gauche face au gouvernement de droite RPR de Chirac ne savait même pas exprimer quelque chose à ce sujet. Alors oui, bien des dirigeants sont venu sur mon blog pour connaître les problèmes des français. Ils auraient plutôt dû réellement trouver des solutions... mais c'était déjà ça. Les politiciens droito-gaucho ne conaissaient pas ce problème ? Et pourtant, le chômage et la précarité touchaient déjà des millions de gens de foyers. Une personne au chômage n'est parfois pas seule. Un(e) chômeur(euse) a une famille. Et les enfants vivent la même situation. Même s'ils la vivent avec une certaine inconscience. Un enfant comprend qu'il est moins riche lorsqu'il n'a pas ce que les autres de son âge ont. 

Je n'écrivais pas alors pour faire dans le misérabilisme ou le larmoyant. Ce n'était que le témoignage dont j'étais le témoin. Aujourd'hui, d'autres ont pris le relais. Il est bien qu'il en soit ainsi. Certaines personnes racontent leur quotidien difficile qui est bien réel. D'autres personnes l'exploitent en faisant semblant de vivre dans la souffrance. Parce que la misère rapporte. Elle rapporte des links, des tweets, des + et des haut les pouces et du monde sur les blogs. La misère rapporte même à certaines personnes qui en font des bouquins et les vendent à prix d'or. 
Dans dix ans, lorsque tout ce malheur aura disparu, tout le monde dira qu'il a connu la précarité. Ca sera la mode de le dire. Tout comme c'était bien vu d'avoir été résistant dans les années 40. Ou comme c'était la mode en Allemagne à la chute du régime d'Hitler ou dans les territoires annexés de ne pas avoir été un vrai nazi et de n'avoir dénoncé aucun juif ou opposant politique à la geheime-statte-polizei (gestapo). 
Je sais que c'est une comparaison très dure que je fais. Mais c'est une image juste de la vérité sur la situation actuelle. Espérons tous que cette situation va enfin s'inverser pour le bonheur de tous. Car croyez-moi, être pauvre, c'est tout sauf excitant. 

Donc, oui, je suis un pionnier dans ce domaine. Je n'en attends pas de lauriers. Mais je ne les refuserai pas si on veut me donner une médaille ou un titre avec l'argent qui va avec (si possible beaucoup d'argent). Parce que je le mériterais. Je dirais même plus. Je le vaut bien. 

Ce n'est pas le sujet du chômage et de la pauvreté qui ont attiré le public sur mon blog en 2005. Je parlais d'un tout autre sujet alors : l'amour. Celui que chacun de nous connaît. Le bel amour. Le grand Amour. Mais aussi l'amour caché. Celui qu'on ressent et qu'on ose avouer à la personne aimée pour différente raison. L'amour interdit, parce qu'on a pas le droit de le vivre. Comme l'amour inter-racial. Personne n'en parle. Mais c'est pourtant vrai. Il est bien difficile d'aimer une personne d'une autre ethnie en France.  
Petit Tom et Anissa, par exemple. L'amour entre deux personnes d'ethnie différentes est très mal vécue. Même si notre société se veut tolérante et nos proches aussi. Nous savons tous qu'aimer une personne de race différente est toujours mal vue par la famille et la société et mal vécue par les deux protagonistes concernés. Mais personne ne dit cela parce que personne ne veut le reconnaître. Personne n'est raciste en France. Moi-même, j'ai longtemps nier que cela pouvait exister. Et ces dernières années, je ne vous l'ai jamais avoué, mais je me trompais. 
Le racisme existe toujours dans notre pays. Il existe dans chaque communautés français et chaque religions. 
Je l'ai connu avec miss bimbo. Sa famille et la mienne était raciste. Moi-même, en refusant de reconnaître que cela occasionnait des problèmes, j'étais raciste. Et miss bimbo aussi. Pas le racisme nauséabonde du rejet. Mais celui du déni de ceux qui refusent de voir que les différences physiques, culturelles, sociales et d'ages aussi existent entre les peuples différents vivant dans notre mère patrie. Parce que nier qu'il existe des différences entre les peuples français dans notre pays parce qu'on souhaiterait tant que notre nation soit indivisisible est une forme caché de raciste. Ce sont les différences qui font la richesse de l'humanité. C'est aussi ces différences qui font ou feront que notre pays sera plus fort dans le futur. Mais pour l'instant, ces différences sont visibles parce qu'aucun de nous ne voulont que ça change. Je pense que nous avons encore beaucoup de chemin à faire pour accepter les évidences. 

C'est en 2008 que mon blog a fini par avoir des dizaines de visites. Pas par compassion à ma semi-souffrance d'être touché moi aussi par le fléau chômage mais parce que celui-ci était devenu drôle. Il était devenu drôle parce que j'étais heureux alors et plein d'espoir. J'avais rencontré la femme que je désirais. Et puis, très vite le cauchemar a repris le dessus. Mais pendant des années, mon blog a plu à un large publique. Et malgré mes détracteurs, il ne cesse de progresser vers un public plus large encore. 

J'ai écrit l'histoire du royaume de Wolfland et de son chef, Wolf. Je ne l'ai jamais terminé. 

J'ai écrit aussi des poèmes et de belles histoires. J'ai écrit de la fiction fantastique. J'ai écrit des textes engagés. Parce que j'ai des idées politiques. Je ne les ai pas toutes exprimés. Mais je pense et je n'ai besoin de personne pour me dire ce en quoi je crois. Je ne vais pas dans le sens du vent. Je suis moi. J'ai mes propres idées. C'est d'ailleurs pour ça qu'on ne m'aime pas ou peut-être qu'on m'aime trop. Bref, j'ai écrit des tas de choses. 
Mais si je n'avais pas écrit tout ça, je doute que la précarité aurait intéressé quelques un d'entre-vous.

C'est vrai. Je suis un pionnier et j'ai tracé un chemin. D'autres peuvent enfin s'y engager. 

Je suis Karleman, l'homme qui n'a pas d'étoile. Je n'ai pas besoin d'étoile. Je suis moi. J'éclaire le chemin et les pensées. Et oui... je dois être un tantinet narcissique ou rempli d'humour.