Cela fait neuf années que j'ai commencé ce blog.
J'ai raconté ce qu'était ma vie alors en cette année 2005. J'ignore combien de temps mon petit ordi tiendra le coup. Il est bien le seul à me rester fidèle. Je ne vais pas me plaindre. Sans lui... ma vie n'aura plus aucun sens.
J'ignore si je vais fournir encore mon blog. Je ne vais pas faire et refaire le point. La vie ne m'a pas fait de cadeaux. C'est le moins que je peux dire. J'espérais que ça s'arrangerait. Je ne vais pas me mentir. Mais force est de constater que ça n'en prend pas le chemin. La vie continue. Ma vie continue. Pour combien de temps ?
Nous espérons tous des changements. Nous espérons tous le bonheur. Je l'espérais moi aussi. Je pense que je ne l'aurais pas démérité. Je ne suis pas meilleur ni meilleur qu'un autre homme. Je ne suis qu'un homme. Tout simplement. Même si, j'avoue, j'aurais voulu être un grand homme. Quelle est donc la grandeur d'un homme ? Je l'ignore. Mais je ne vais pas me lancer dans un texte philosophique. Ce n'est pas le propos de ce billet.
Ces derniers jours, ces derniers mois, je parle un peu plus de moi. Je suis devenu égoïste. Mais, même si je dois me répéter, je vous l'avoue, j'ai souvent trop penser aux autres. Et ce n'est que justice que je pense un peu à moi. Il était plus que temps. Je dirais même que pour beaucoup de sujets il est trop tard.
Je ne serai pas heureux. Ai-je été heureux ces dernières années. J'y ai cru un moment. Je ne reviendrai pas là-dessus. Mais aujourd'hui, je peux le dire, je ne suis pas heureux. C'est un terrible constat.
La guigne s'acharne sur moi depuis l'année 1998. J'étais amoureux alors. Je croyais même que je me marierais avec celle que j'appelais « miss bimbo ». Quelle erreur de penser qu'une fille aussi égoïste puisse véritablement aimer. Pourtant, elle s'est mariée. Elle a même beaucoup d'enfants. Je me dis que ça m'aurait bien plus, moi aussi...
Mon malheur, ma souffrance, c'est elle qui en est la cause. J'ai trop voulu le nier. Mais depuis que j'ai fait sa rencontre toute ma vie en a été bouleversée. Bien sûr, il y a eu des choses positives. Mais dans l'ensemble, je n'ai connu que le malheur à cause d'elle.
Cela ne m'a pas rendu méchant ni aigri envers les femmes. La dernière que j'ai aimé est Lucie. Mais passons. Ces deux femmes se ressemblaient beaucoup. Que ce soit sur le plan moral que celui du physique. Même si l'une était brune et l'autre blonde.
Mais si je cherche bien, il y a eu aussi une autre femme avant « miss bimbo ». Oui. Et peut-être que ma tristesse vient de là. Celle qui ne m'a jamais dit pourquoi elle me quittait. Comme c'est étrange. Les soirs, on réfléchi. Et on ne trouve pas de réponses. De toute façon, les réponses je ne cherche plus. Je n'ai même plus envie de poser des questions. Si je retrouvais ces femmes, je n'aurais rien à leurs dire. Ni à celle dont je ne vous ai jamais parler et que j'aimais au point de faire une tentative de suicide (scoop)... ni la bimbo... ni à Lucie. Je n'ai absolument plus rien à leurs demander.
Comme vous pouvez le constater, je n'ai pas eu autant de femmes dans ma vie qu'on le raconte. La belle brune latine va être terriblement déçue lorsqu'elle lira ça. Tien... à ce propos... Celle que beaucoup de gens aime ressemblait à cette femme dont je ne vous ai jamais parler. Oui... elle lui ressemblait un peu.
Entre tous mes amours, j'ai connu bien sûr d'autres femmes et j'ai eu quelques histoires d'amour avec. Donc, quand on fait le compte, bien sûr, on me prête des tas d'aventures. Certes j'en ai eu. Pourquoi le nier ? Mais, j'ai aimé. J'ai toujours aimé à la passion.
Tout ceci est le passé. Je constate juste que je ne suis pas heureux et que je n'arrive à trouver le bonheur.
Je n'arrive pas à être heureux en amour. Pas plus dans le travail; que je n'ai plus. Même dans ma vie de tous les jours. Non. Aucune joies à l'horizon.
Et pourtant, j'aspire au bonheur comme tout à chacun. Je voudrais moi aussi être heureux. Je voudrais qu'on m'aime pour moi et pas pour ce qu'on croit que je suis.
Je voudrais réussir ma vie aussi. Je ne veux pas être quelqu'un de commun. Non. Sinon ma vie serait gâché. Je ne serai jamais monsieur tout le monde.
Mais le prix à payer, c'est à moi de décider de le choisir. Je ne contracterai jamais de mariage pour être notoirement connu. Je ne soudoierai pas les puissants. Je ne lécherai les pieds ou le cul de personne. Vous allez me dire... tu ne réussiras donc jamais. Peut-être ?... ou peut-être pas...
Je suis l'homme que je suis. Je sais que j'ai toujours eu une forte personnalité. Je n'ai jamais fait comme tout le monde. Je sais que j'ai toujours eu mes propres idées et que je n'ai jamais accepté de concessions. Je n'ai jamais trahi. Je suis tel que je suis. Un être presque pur. Mais un être imparfait.
Tout ceci a fait que je n'ai jamais trouver le bonheur. Je dois tourner la page. Mais jamais à ce que je suis. Et si je meurs demain, je sais que je resterai exactement celui que j'ai toujours été. Et ça. Peu d'hommes peuvent se vanter d'en dire autant.
Je n'espère plus rien. C'est étrange. Je pense que j'ai atteint un stade avancé... une ligne que je viens de franchir. Est-ce bien ? Est-ce mal ?
Peut-être que je vais finalement franchir la ligne.
Alors oui. Ce blog, je vais le délaisser. Parce que je n'ai plus rien à dire. Je reviendrai certainement. Mais je ne parviens plus à rien dire ici d'intéressant ce que je viens de vous dire ce soir. Qui le comprendra ? Je l'ignore.
Je me sens exactement comme lorsque j'avais 25 ans. Cette détermination de ce début de soirée. C'était presque plus facile. J'avais les moyens de faire vite à cette époque. Aujourd'hui, cela sera un peu plus difficile et moins glorieux. Quoi que... ce n'était pas bien glorieux à vingt-cinq ans...
Il est évident que je suis trop seul pour m'en empêcher. Trop seul pour me l'interdire. Et désolé pour ceux qui comprendrons ce que je viens d'avouer ici.
La vie est forte. Parce qu'elle n'est jamais facile à effacer.
Ce n'est pas tellement catastrophique. La vie peut encore m'étonner. D'ailleurs, j'avoue que c'est ce que j'espère. Alors, oui, j'aurais voulu écrire un jour que tout a changé et que j'étais heureux. Peut-être que ça arrivera un jour prochain ? Qui sait ? Il faudrait que ce soit très "prochain" alors... parce que là... Mais j'ai juste de maigres espoirs. Ca ne veut pas dire que je n'espère plus rien. Mais qu'il faut que quelque chose de beau m'arrive. 
Le message que j'ai effacé n'était pas un texte. Désolé...
Mais je reviendrai ici. Tout n'est pas fini. Parce que... rien n'est vraiment effacer...
Tout continue... à jamais.
Je vous aime les gens.

Joe Dassin ~ Le jardin du Luxembourg " version intégrale"