Lundi 10 décembre 2012, comme chaque soir je regarde le 19/20, journal de France 3.
La journaliste en vient à parler de la précarité et des futures mesures que le gouvernement Ayrault va prendre pour lutter contre ce fléau. Jusque là, tout va bien.
Mais c'est lorsque le reportage commence que tout va mal. Juste une parenthèse; ce n'est pas la première fois que France 3, raconte des conneries et fait dans la caricature de la pauvreté. Mais passons.

Le reportage commence. On nous montre un (jeune) homme de 30 ans qui vit encore chez ses parents. Il est, pour les reporteurs du JT, dans la précarité. Il vit avec 950 euros par mois chez ses parents. Il met de l'argent de côté pour passer son permis.
Et voilà. Ces journalistes, si on peut les appeler comme ça, appellent cela de la précarité. Bien sûr, je ne nie pas que ce monsieur n'est pas dans la joie d'être au chômage, mais de dire qu'il est dans la précarité, je n'appellerais pas cela comme ça. Je dirais qu'il est dans une situation difficile et peu enviable.
Mais c'était de la caricature, parce que la précarité ce n'est pas ça. Et la précarité chez les jeunes, en tout cas, ceux qui touche 950 euro, ne sont pas les plus précaire.

J'ai été au chômage dans ma jeunesse avec beaucoup moins d'argent. J'avais le gîte et le couvert et avec mes petits deniers je mettais de côté une grande partie et l'autre partie, je me nourrissais, m'habillais et donnait un peu à ma mère; ce qui est bien normal. Je souligne aussi que je l'aidais parce qu'elle était souffrante et handicapée. Je ne me voyais pas précaire et je ne l'étais pas à mon sens parce qu'à côté de ceux et celles qui étaient sans aides aucune, j'étais presque un privilégié.
Montrer qu'un jeune de 30 ans est en précarité alors qu'il a 950 euro, c'est soit de l'ignorance, soit de la connerie ou de la caricature, soit les trois.
Ceci n'a pas but à montrer ou démontrer qui est plus pauvre les uns que les autres. Il faut lutter contre toute les précarités et à tous les ages. Attention, je ne dis pas qu'il n'y a pas de jeunes dans la précarité. Il y en a et même des jeunes qui ont un travail. Mais dire que quelqu'un qui vit chez ses parents avec 950 euros qu'il est précaire, c'est se moquer des gens qui sont vraiment dans la pauvreté.

Les journalistes plutôt bien payés n'ont aucune idées de la précarité. Alors marre de France 3 qui fait des reportages de merde et qui n'a pour but que de faire grimper l'audimat de leur journal.

Je vais vous dire ce qu'est la précarité. La précarité ne s'arrête pas à l'age, au sexe de la personne, à la couleur ou la religion.
La précarité, c'est lorsque vous n'avez que 417 euro pour vivre par mois, à savoir le fameux RSA-socle (soit RMI). Peu importe le nom d'ailleurs, puisque 400 euro, c'est une misère et avec cette somme, vous devez payer un loyer et vos nombreuses factures, vous nourrir et vous vêtir. Chose, je le dis, carrément impossible.
La précarité s'est de n'avoir quasiment aucun loisir. La précarité s'est l'exclusion, voulue par cette société bestiale capitaliste. La précarité c'est d'être isolé que vous soyez seul ou avec une famille. Il y aurait bien des choses à dire. La précarité s'est surtout le mot qu'on ne veut pas entendre prononcer : la pauvreté. Et la pauvreté existe et c'est comme une contagion parce qu'elle détruit l'être qui en est touché. Il régresse et fait devenir la personne qui en est touché moins belle pour ne pas dire laide physiquement. Avez vous déjà vu une femme dans la vraie précarité ? Au début, elle fera tout pour rester digne et les femmes se privent beaucoup (les hommes aussi d'ailleurs) pour avoir une apparence élégante en société. Mais lorsqu'elles ont des enfants, ceux-ci passent avant tout et les femmes devenues mère ne se nourrissent presque pas et ne peuvent plus rester coquettes. Du coup, elles deviennent moins belle. Etc.
La précarité, c'est de ne plus pouvoir se soigner. C'est de ne plus pouvoir se regarder dans une glace. Parce que le miroir renvoi la pauvreté..
La précarité, la pauvreté rend intellectuellement faible les personnes qui ne peuvent plus s'éduquer.
Et j'oublie bien des choses car il y aurait des pages à écrire, à décrire pour expliquer ou tenter pour le moins d'expliquer, ce qu'est la pauvreté.

Et pour parler du RSA, j'ai entendu un chiffre aberrant de la somme d'une personne seule qui se monterait à 479 euro ! La sommes est de 417 euro ! Pas le 479 et si c'est le cas, j'aimerais bien savoir pourquoi, moi et plusieurs personnes que je connais ont juste 417 euros ?!
Le gouvernement veut augmenter le RSA. Oui, il serait temps. Mais ce n'est pas la seule mesure parce qu'il faut absolument un accompagnement d'au moins deux semaines par mois, voir plus si c'est possible (à coeur vaillant rien d'impossible). Le but, c'est de trouver des solutions pour que les personnes reprennent une dignité dans une activité et reçoivent un salaire équitable. Parce que si c'est pour laisser les choses telles qu'elles sont et bien je ne vois qu'une solution à tous ces problèmes; la révolution armée.
J'ai entendu à l'instant où j'écris ce billet qu'il va y avoir 100 000 emplois jeune mis dans le giron de la lutte contre la précarité pour les jeunes en difficultés sociales et en échecs scolaires. Mais combien de gens qui sont en RSA, tout ages confondus, sont en difficultés sociales et en échec d'emploi et d'éducation ?
Faut-il avoir 18-25 ans ? Les socialistes ont-ils oubliés ceux qu'ils ont oubliés justement dans les années 80 et 90, et oubliés encore, par la droite chiraquienne et l'extrême-droite capitaliste sarkoziste ? Ceux qui ont avancés dans l'age et qui sont eux, vraiment dans la pauvreté vont-ils être oubliés ?
Il n'y a pas un cas à traiter mais des cas et mettre tout ça dans le même panier. Il faut traiter les problèmes les plus urgent et demander aussi à ce que les personnes qui sont sensés suivre les personnes en difficultés fassent leur boulot. Plus personne ne doit être abandonné ! Plus personne !
Cette lutte contre la pauvreté ne doit pas être une bataille, elle doit être une guerre totale !
Si ce combat des socialistes est seulement pour aider quelques uns afin d'asseoir leur pouvoir pour de futures élections, et bien je le dis et je le répète, il ne restera qu'une solution au problème des oubliés : la lutte armée.
Ce qui aurait été bien aussi, c'est que les médias retransmettent le débat contre la pauvreté. Je ne l'ai vu nulle part ce débat et sur aucunes chaînes sauf quelques passages. Pourquoi ? On préfère nous montrer le parti des tarés d'UMP se battre comme des charretiers qu'ils sont ! Là encore, les journaleux censurent les débats intéressant sur la pauvreté afin de la nier.


Oui, j'en ai assez d'entendre parler de la pauvreté, qu'on appelle précarité, comme si c'était un petit problème sans importance.
La précarité, elle est chez la personne qui la vie, mais elle est aussi dans son habitat. Si bien sûr, il y a habitat, s'il y a un toit, parce que la précarité grandit peu à peu et elle mène les gens dans les foyers et plus souvent dans la rue.

Alors que les journalistes arrêtent de dire des conneries. J'aimerais que les gens qui ne savent pas se taisent au lieux de dire n'importe quoi.
La précarité, c'est ceux qui la vivent qui savent les dégâts qu'elle occasionne. Et ces gens-là, ne vont pas, ne veulent pas, se faire filmer à la télévision. Nous savons que tous les beaux reportages sont réalisés par des acteurs en cours. Arrêtons les conneries ! Arrêtons l'indécence !

Je n'ai pas regardé l'émission sur les femmes qui sont dans la précarité. Il me suffit de regarder certaines de mes voisines et de prendre le temps de voir plus loin que ce qu'elles veulent bien me montrer. Parce qu'elles sont dignes mes voisines. Il y a en a trois en difficultés mais elles ne montrent rien. Femmes seules ou avec un conjoint au chômage, elles essayent de paraître le mieux possible. Mais moi je vois la détresse.
Bien sûr, autant parler de quelque chose. J'ignore si le reportage était bon et je compte sur vous, si vous l'avez regarder, de me donner votre avis.

Mais le reportage au JT du 19/20 était nul à chier.
Alors oui, il faut parler de la pauvreté, mais au gouvernement de trouver des solutions et qu'elles soient égalitaires pour tous sans distinction et surtout pas pour faire bien dans les JT mais surtout pour que le peuple retrouve une dignité nationale et sociale.
Je ne dis pas que c'est facile. Et que ce soit difficile, le défi n'en est que plus noble pour ne pas dire le plus noble.
Il faut penser à une société autre et plus juste, plus équitable, que celle qui a fait son temps. Il faut penser à une nouvelle société et nous avons tout à y gagner.

Je n'ai pas le moral à regarder des reportages sur la précarité et la pauvreté. Si je veux voir quelque chose qui y ressemble d'assez près, je me regarde dans mon miroir.

Je n'ai pas pu m'empêcher de parler un peu de politique, les gens. Mais comprenez que ceci est d'utilité pour tous. Je me suis épuisé mais j'espère que ce message sera lu par une grande majorité et que vous le noterez afin qu'il fasse le tour de la toile. Je ne demande pas cela pour moi et pour en tirer une quelconque gloire personnelle dont je me fout éperdument. J'espère et je souhaite seulement que cela tombe entre les mains, pour mieux dire sous les yeux, de ceux qui nous dirigent et qui pensent souvent aussi bêtement que les journalistes qui nous inflige des reportages de caca.
Oui, les gens, j'en ai marre de tout ça et là voyez vous, je hurle mon mécontentement comme une bête blessé prise dans un piège et qui n'a plus comme solutions que de se ronger la patte afin de pouvoir s'extirper de la mort.