Texte de quelque mois, paru aujourd'hui :

L'automne commence à s'installer, après le merveilleux été indien que nous avons connu dans notre région. Été indien dont je n'ai pas profité pleinement. L'été a été exécrable. Et le mois de septembre, je n'avais plus de voiture. Et un Karleman sans voiture, c'est un peu comme Lucky Luke sans son cheval.
Je suis donc resté très souvent chez moi. Sauf lorsque j'étais obligé de me déplacer pour obligations diverses.
Si vous suivez vraiment mon blog, vous savez que je vis dans une petite ville perdue dans l'est. Une petite ville, c'est bien. Mais croyez-moi, les commerçants sont tellement chers que j'ai renoncé à aller acheter. Un paquet de chips valant 2,50 euro; ce n'est plus du commerce, c'est du vol. Je ne vais donc plus me nourrir. Les oeufs valent 3 euros chez le boucher. C'est pour ça que je me rendais dans une autre ville où les prix étaient plus attractifs. J'avais deux bonnes tranches de jambons chez mon boucher (de l'autre ville) pour 2,40 euro. Ici, je dois payer + de 3 euros.
Dans l'autre ville, je discutais avec mon boucher. Nous plaisantions sur la difficulté de la vie. Parce que oui, il connaissait aussi bien des malheurs, mon pauvre boucher. On parlait des femmes. Un de mes sujets préféré. Ben oui, quoi. C'est intéressant. Bref, mon boucher me manque.
Ici, mon boucher est quand même sympa. Mais ce n'est pas pareil. Surtout, il est très cher. Je me demande s'il se rend compte du prix qu'il vend ses produits. C'est peut-être pour ça que le petit commerce va mal. Si les commerçants baissaient leurs prix, les gens iraient chez eux plus souvent. J'aime les petits commerces. C'est sympa, je trouve. Mais c'est cher. Certains sont moins chers et si c'est le cas, profitez-en. Parce que les petits commerçants ont aussi besoin de vivre.
J'ai eu beaucoup de déboires et différents problèmes. C'est pour ça que je n'écris plus souvent sur mon blog. Même si je me suis inscrit au Blog Award. Oui, je me suis inscrit et si je gagne un prix je me la jouerai à mort et je ne parlerai plus à personne. Non mais ! Mais si... vous le savez bien. Je ne suis pas comme ça. Et puis, je n'obtiendrai certainement aucun prix. Je vous rassure. Mon blog est devenu tellement nul que plus personne ne s'y intéresse. Bon d'accord... les gens continues de s'y intéresser. Mais avouez qu'il y a des gens qui ont de drôles de goûts non ? En même temps. Heureusement... sinon, je partirais plus tôt vers le soleil couchant en chantant « je suis un pauvre karleman solitaire loin de son foyer ». Oui, c'est vrai. Je plagie la chanson de Lucky Luke. Je suis un truand. Un fraudeur. Un véritable salopard ! Un peu comme ceux qui nous gouverne quoi. Même pas aigri le Karleman... je vous dis.
Dans un précédent billet, je vous parlais de tous mes problèmes. J'ignore si vous avez vraiment lu. Parce que personne n'a véritablement fait attention dans les commentaires. J'ai retenu que j'étais un assassin qui avait tué l'araignée qui vivait avec moi. Oui, c'est vrai. Je l'ai tué cette pauvre bête monstrueuse qui peut vous piquer et vous faire mourir. Mais ce n'était pas une raison. Je vous l'accorde.
Je n'ai donc plus de voiture ni de machine à laver. Il faudra à tout prix que je me rende à la laverie pour laver mes vêtements. Enfin, ceux que je peux faire laver. Parce que j'ignore si on a le droit de laver les slips et les chaussettes. Surtout les slips marrons et jaunes. Ben quoi ? Chacun a le droit d'avoir des slips en couleurs. Non ?
Comme il n'y a pas de supermarché dans ma ville, j'ai fini par acheter chez maximo. Je vous dis pas combien j'ai payé tellement c'est indécent. Je ne pourrai pas recommencer le mois suivant. Du coup, j'ignore où j'irai faire mes courses. Je dois déjà payer mon loyer en retard. Mes charges. Mes dettes qui s'accumulent de plus en plus et en plus des nouveaux emmerdes que j'ai hérité. Oui. J'ai la chance d'avoir fait plusieurs héritages. Vous avez devant vous un homme riche d'emmerdes en tout genre.
Quand j'ai aménagé dans cette ville, je pensais que ma vie allait changer. Ça oui. Elle a changé. Mais pas positivement...
Je me rappelle de l'année 2008. J'étais presque sur un petit nuage. Surtout lorsque j'ai rencontré Lucie. Ha ça ! Mais j'ai vite déchanté... hé oui... très vite même... bien plus vite, quand j'y repense, que dans « mes z'aventures ». Parce que la réalité est bien plus cruelle que la fiction...
Il me reste que mon petit ordinateur. Je n'ai plus que lui et mes faux amis sur les jeux en ligne. D'ailleurs, je n'ai pas d'amis sur les jeux en ligne. Je n'ai pas d'amis dans ma vie. Si... quelques un virtuel. Mais ce n'est pas pareille. Je les aime bien. Je vous aime les gens. Je n'ai pas changé. J'ai juste pris conscience de certains mensonges de certaines personnes. Et je sais que ces personnes sont tristes. Mais désolé. Je ne pouvais pas continuer à faire semblant. J'ai trop fait semblant dans ma vie. Semblant d'aller bien. Semblant d'être heureux. Semblant d'être parfait. Semblant que je ne pouvais être touché par aucune méchancetés et aucune critiques. J'aurais dû faire acteur.
Mais force est de constater, que les années passées, j'ai beaucoup souffert et que cette souffrance va finir par m'empêcher un jour de respirer.
Car ne vous y trompez pas, les gens. Je ne pourrai continuer longtemps comme ça.
Alors je me mens juste encore un peu. C'est fou ce que l'être humain se rattache à la vie. Enfin, pas que l'être humain d'ailleurs. J'ai déjà vu des insectes perdu qui faisaient tout pour rester en vie. Tenez, l'araignée que j'ai tué... elle s'est battue jusqu'au bout, la pauvre bête. Donc, je fais pareil, je suppose.
Bien sûr, j'espère que ma situation va s'arranger. Rien ne m'empêche de croire à un petit miracle venu du ciel ? Parce que c'est mon seul espoir. Ni mes amis. Ni ma famille. Ni mes voisins. Ni mes amours. Ni le petit chat noir qui est passé on ne sait où. Ni l'araignée puisque je l'ai tué... Ni le gouvernement. Ni le pape ne feront quoi que ce soit pour moi. Mon destin est entre les mains du tout puissant. Et comme je sais que son fils, Jésus, ne fait pas parti de mes copains, je me dis que quand même, c'est assez mal parti. Certes, la situation est grave et désespéré !
Mais rien n'est perdu. Je crois bien que... mais oui !!!!! Ne serait ce pas superman que j'aperçois dans le ciel ?!!
Heu non... C'était juste un nuage qui ressemblait à un superman. C'est fou ce que c'est beau un nuage. Même les biens gris que j'avais vu en octobre 2008.

Alors oui. Il se pourrait bien que ce soit peut-être la fin. Mais je me battrais ! Je ne me rendrais pas !
Et comme disaient les indiens qui n'avaient pas trop le choix non plus à l'époque où les soldats bleus les massacraient : C'est un beau jour pour mourir.
Je vis dans une belle petite ville bourgeoise où tout est beau et parfait. Mais il y a de la misère dans ma ville. Bien que je sois moi-même atteint par ce mal, cela ne m'empêche pas de voir la pauvreté autour de moi.
Hélas, j'ai beaucoup de mal à oublier mes propres problèmes. Heureusement d'ailleurs... j'ai tellement penser aux autres... et les autres, aujourd'hui, m'ont oubliés...
Non. Je n'ai pas profité de l'été indien. Je ne profiterai pas de l'automne. Je reste chez moi. Je meurs un peu plus chaque jours. C'est comme ça.